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MDS Challenge 2014

Dar Ayniwen sponsor de l’ARC Association

Je suis désolé que cela m’a pris autant de temps, mais voici enfin le récit de mon Marathon des sables 2014… Je voulais être sûr de partager entièrement avec vous cette expérience et aussi de pouvoir renseigner des personnes qui souhaitent s’inscrire au MDS dans l’avenir. Enjoy!

Lundi 31 Mars : Arrivée à Ouarzazate

Histoire de passer quelques jours en compagnie de ma maman, puis s’acclimaté avec la chaleur, hors qu’à ma grande surprise, il faisait plus froid qu’à Paris…Dommage mais bon quelques jours de repos avant une telle course ne font pas de mal.

Vendredi 4 Avril : En route vers l’inconnu

Le Rdv pour les concurrents étant déjà sur place était de 8h devant l’Hôtel COS, à mon arrivée, les membres de l’organisation, vêtus de gilet reporter 29 ème Marathon des Sables attendent les participants et les mettent dans les bus numérotés, et distribuent le road book ; ce livret détaille toutes les 6 étape (longueur, relief, terrain, cap à suivre …).

Patrick Bauer, le directeur de course l’avait annoncé quelques jours auparavant : pour cette édition du MDS, le parcours sera difficile, sachant que cette année le MDS est entré dans le cercle très fermé des Ultra-Trail World Tour. Je le confirme en ouvrant le road book. Voici la longueur des 6 étapes : 34, 41.5, 37, 81.5, 42.195, 7.7 ! Soit 244 Km à parcourir dans le Sahara marocain en autonomie alimentaire et matérielle.

L’étape de 82 km ne nous laisse pas indifférents. « 82 bornes, c’est de la folie ! »

« C’est rien, c’est l’étape marathon le surlendemain qui fera de la casse… », réplique un concurrent de l’année dernière.

On discute, on rigole, on compare nos entraînements pour se rassurer, on sympathise. Avec mes 100 Km hebdomadaires durant l’entraînement, j’ai l’air un peu ridicule. Certains coureurs parlent de 150 à 200 Km par semaine ! Suis-je correctement entraîné ? N’ai-je pas sous-estimé cette épreuve ? Il y’en a qui ont fait le MDS des dizaines de fois ! il y’en a qui l’on fait une fois mais repartis grimper l’Everest, La diagonale des fous, l’UTMB et revenir…alors la pression monte mais plus le temps de regarder en arrière mais moi aussi j’ai ma bonne cause alors il est temps de prendre le départ…

Le car prend la route pour un transfert de 350 Km au sud-est de Ouarzazate (Erfoud). Nous traversons alors différents villages, séparés par de grands plateaux désertiques. Au cours du trajet, le paysage devient de plus en plus désertique et aride. Pas de doute, on va vraiment en plein désert ! Durant ce trajet, j’ai fait la connaissance de Mick Ramayet, ce sportif de 68 ans venu participer pour la 19émé fois au MDS, quel mental, puis d’Isabelle, sa 10éme participation, puis Michel venu du Québec, coaché par Isabelle sur internet, et après avoir traversé les trois Amériques en vélos « plus de 18000km » il est venu se mesuré aux dunes avec ces hanches en titanes…alors en voyant tout cela, j’ai qu’un mot qui me revient c’est respect. Puis une belle rencontre celle avec Ahmed Tahiri première participation, venu en équipe avec un champion Olympique marocain, tenant du titre du Marathon de New York 2 fois et le Marathon de Londres avec 2h06 Monsieur Abdelkader Mouaziz, et ce Ahmed il s’avère un ancien élève de cher Père, première coïncidence.

Après environs 7 heures de transport et quelques km de piste, nous arrivons enfin sur le bivouac, installé à quelques km des plus hautes dunes du Maroc, les dunes de Merzouga,

Il est bientôt 17h, et là je demande à Mick et Isabelle s’il avait de la place dans leur tente, après réflexion et un décompte des personnes, il restait une place, celle du « Bleu » comme il m’appelait, le nouveau, et nous avons pris la tente n°10.

Alors en fin de journée nous étions 7 dans la tente,

- Isabelle Valera, la nordiste avec le dossard n°59, brut de décoffrage, tellement naturelle et tellement dans son élément avec un grand coeur, 10ème participation au MDS et son éternel phrase « puta madré »

- Mick Ramayet avec le dossard n° 135 , que dire de plus sur ce monument du MDS, 19ème participation, chapeau bas mon ami

- Giles Clain – dossard n°138 – 8éme participation, un énorme cœur, celui qui avait accompagné Didier le non voyant l’édition 2013. Cette année il le fait pour lui….et sous la menace d’Isabelle….

- Michel Baudoin dossard n° 446 le Canadien, le deuxième “bleu” de la tente

- Denis Dadoun dossard n° 134 une deuxième jolie coïncidence, un urologue sous la même tente, pour ma cause c’est juste énorme.

- Et à ma grande surprise, il y avait Odile, la non voyante de cette édition 2014,qui est venue dormir la première nuit avec nous mais qui a fini par rejoindre son guide Silvain, pour qu’ils vivent l’aventure ensemble en entier.

On se couche vers 21h. Je profite de toutes mes affaires pour cette nuit (nous avons encore tous nos bagages). La nuit est un peu froide et je ne regrette pas d’avoir choisi un duvet chaud (température minimum de confort : -3° C) et mon micro matelas gonflable choisi par ma femme.

Samedi 5 Avril : Contrôles médicaux, contrôle du matériel, acclimatation

Après avoir admiré un magnifique lever de soleil, j’émerge du duvet vers 7 heures. Il fait un peu froid le matin, mais rapidement la température devient insupportable. Nous prenons notre petit déjeuner à la cantine du bivouac. Le commissaire du bivouac m’avait déjà annoncé que j’était convoqué à 8h30 heures pour le contrôle du sac.

Je prépare donc le sac à dos de course pour la dernière fois : un seul ennemi, le poids. Je supprime quelques vêtements jugés inutiles, je supprime un peu de nourriture prévue en surplus. Il ne s’agit de ne rien oublier, cela pourrait être fatal. Je vais vivre toute la durée de l’épreuve seulement avec le contenu de ce sac comme matériel et comme nourriture.

Giles me donne un coup de main, et surtout des conseils de coureur expérimenté, parce que mon sac est lourd, malgré les efforts et le reconditionnement de toute la nourriture, il reste lourd… Et la voilà Aline qui s’invite à notre tente « Aline Pierrond, venue tenter une place sur le podium cette année mais elle a fini 4éme Bravo, très sympathique et très disponible » Elle m’a aussi aidé à vider un peu mon sac et surtout réduire mes barres énergétiques.

Arrivé à la tente de contrôle, je rends mon sac de voyage (je le retrouverai après la course, samedi prochain. Un commissaire de course contrôle le matériel obligatoire ainsi que les calories. Tout est ok. Poids total de mon sac : 10.75 Kg. C’est difficile de faire moins, la plupart des coureurs annoncent entre 8 et 10 kg. Je me dirige ensuite vers les médecins. Ils vérifient mon électrocardiogramme et me questionnent sur mon entraînement, ma préparation globale et ma préparation des pieds. Ils me mettent en garde sur les conditions climatiques extrêmes de cette course. « Attention aux fortes chaleurs attendues et à la déshydratation. Prudence ! Ne pas oublier de prendre régulièrement des pastilles de sel. Il faut savoir gérer l’effort dès les premières étapes. » Je prends ma fusée de détresse, fournie par l’organisation et quitte la tente des contrôles avec seulement mon sac de course pour toute la semaine.

Le repas de midi est à la cantine du bivouac. Je n’ai pas trop faim : la chaleur me coupent l’appétit mais il faut manger. Après, c’est une bonne sieste à l’ombre ! Certains en profitent pour faire un petit footing de décrassage, nous avec mes compagnons de tente nous decisons de partir boire un thé à la menthe dans l’auberge du coin « à 3km », d’où j’ai pu vous envoyer mes première photos avec mon numéro de dossard.

Vers 17 heures, Patrick Bauer réunit tous les concurrents pour la présentation de cette 29ème édition du Marathon des Sables. 1045 concurrents, 139 femmes, 54 nationalités De nombreux journalistes, des télévisions internationales sont au cœur de la caravane pour suivre l’événement. Pour cette édition Patrick Bauer insiste sur le message de paix qui sera véhiculé ; puis le message de toute les associations représentées dont ARC Association. Mon drapeau me suivra du début jusqu’à la fin.

Patrick rappelle les consignes de sécurité sur le bivouac et sur la course. Il insiste également sur le côté écologique de la caravane, puis nous montre comment utiliser une fusé de détresse et la nouveauté depuis l’année dernière l’utilisation des toilettes assis avec une touche d’humeur bien sûr…

Un dernier coup de fil à ma petite femme tant que j’ai le réseau, pour prendre un peu d’énergie et de courage avant le grand jour.

Le souper à la cantine du bivouac est servi vers 19 heures. On essaie d’emmagasiner un maximum de calories car c’est le dernier repas avant de début de l’autonomie alimentaire. Après je me nourrirai pendant 7 jours uniquement avec ce que je transporte dans mon sac à dos. Une petit coca pour décompresser et au lit ! Demain c’est le départ du marathon des sables…

Dimanche 6 Avril : Le départ du 29 ème Marathon des Sables

Je me réveille vers 5h30, il fait déjà jour. Je reste bien au chaud dans mon duvet en attendant que les gars de la tente se réveillent. Déjà les équipes de la logistique démontent les tentes berbères ! On se dépêche alors de ranger le duvet et de quitter la tente. Il fait très frais. Nous déjeunons ; c’est le premier repas en autosuffisance alimentaire. Le repas du matin est important car le prochain repas complet sera celui du soir. Tranquillement, on se prépare : chargement du sac à dos, derniers réglages, fixation des dossards, un vrai travail de professionnel !
- Et enfin moi le dossard n°120 en totale découverte.

Le repas du soir nous est servi à la cantine du bivouac, on croise tous les concurrents, l’ambiance est très sympathique et les retrouvailles entre coureurs est impressionnante.

Nous allons chercher les 2 bouteilles d’eau, la prochaine sera donnée au check point N°1 de l’étape au 15 ème km après une bonne partie de dunes. Il est 8h30, la température atteint déjà 28 °C. J’ai déjà mal au épaules, mais envahi par l’émotion et je pense à mon père, c’est pour lui que je fais cela, Gilou me murmure que malgré ma bonne cause il faudrait que je pense à prendre du plaisir.

Patrick Bauer fait un court débriefing de l’étape. A 9 heures précises est donné le départ. Sous mes lunettes, je ne peux m’empêcher de verser quelques larmes d’émotion, après tant d’entrainements on y est, alors vite je me concentre de nouveau! Je pense également à mes potes Rodolphe, Denis, Yoan et Rachid qui courent en ce moment le marathon de Paris pour l’ARC Association.

C’est parti pour l’aventure ! J’ajuste mon sac à dos ainsi que la fixation de la bouteille d’eau et en route pour 34 km ! Je pars à une allure prudente car le poids du sac se fait ressentir. A l’entraînement, je suis monté à 11 Kg uniquement et aujourd’hui j’en ai 13.75 sur le dos ! Après quelques km, les coureurs s’étalent tout au long du parcours. Au bout de 3km, nous entrons dans les dunes de lErg Chaabi et c’est parti pour 12km de dunes, les files indiennes se forment naturellement pas beaucoup d’appuis, au départ je suivais le Cap 127° sur ma boussole et je fini par suivre les coureurs, la chaleur se fait ressentir on s’approche des 40°C je bois régulièrement, je suis à 15km à ma montre mais toujours pas de CP1, et 2km plus tard et plus d’eau dans mes gourdes, je vois le CP1 et je comprends que j’ai fait 2km de plus dans les dunes.. pas très sympa comme nouvelle…

Je prends ma bouteille tant attendue, je remplie mes gourdes, et je prends les bouteilles non fini par les autres coureurs je me rafraichi avec et je bois un bon coup, je mets le Cap 184° sur ma boussole et c’est reparti pour 10km80 jusqu’au CP2, en traversant Oued, plateaux caillouteux et accidenté loin de mes lieux d’entrainements habituelles…Alors j’alterne entre course et marche, pour éviter de se faire mal à une cheville qui m’empêcherait de finir le MDS.

Je passe le CP2 sans difficulté, en modérant mon effort ; il ne s’agit pas de se griller dès la première étape ! Gardons du jus pour la suite. Le parcours est sublime, en plein désert, c’est émouvant de courir dans un endroit pareil ! La fixation de ma bouteille d’eau ainsi que les guêtres sont impeccables : Mais comme dit les anciens « c’est une course de gestion ». Devant, y a des mecs qui vont exploser demain car ils auront déjà trop donné sur cette étape. Prudence, prudence, la course commence, encore 220 bornes.

Pour le moment, tout va bien, pas faim, pas soif, pas fatigué, pas malade, pas d’ampoules, pas de blessure …Mais plus ça va aller et plus on va en chier, ça va être très dur…

Puis au loin j’aperçois l’arrivée : mais encore 3km de dunes! Je regarde le chrono qui indique 6h10. Ça en dit long sur la difficulté de l’épreuve et sur les temps des prochaines étapes ! Je commence alors à entrer dans l’esprit de la course. Aucune comparaison avec les courses faites auparavant, mais c’est encourageant étant donné que j’ai été très prudent, je fini la première étape après 6h54 de course et je rate complétement la caméra à l’arrivée, c’ est bien dommage pour ma femme et mon entourage qui attendait mon passage.

Je prends mes trois bouteilles d’eau et me dirige vers la tente 10. Isa la nordiste est déjà là allongée sur son duvet et en train de récupérer, mais on se posait des questions sur Gilou qui n’est toujours pas là !!! il arrive finalement après tout le monde avec plus de 10h30 et on apprend qu’il a eu une perfusion de 6 poches, départ inquiétant mais rien de grave…

Je déguste rapidement mes bananes séchées. Après une petite sieste à l’ombre sous la tente berbère ; la température est de 44 °C à l’ombre. Pour le moment, je n’ai aucune ampoule, mes pieds sont intacts, pourvu que ça dure !

J’envoie un sms d’information à ma femme, à ma grande surprise il ’y avait du réseau, pour ne pas appeler et déranger les autres coureurs. Puis, vers 17 heures, un commissaire de bivouac nous apporte les mails reçus par Internet. L’équipe des télécommunications les reçoit par transmission satellite, les imprime, puis les découpe un à un pour les distribuer aux concurrents. Une vingtaine de messages me sont destinés. Grâce au talent de ma femme, tous mes proches savaient qu’ils pouvaient m’envoyer des mails et par la suite elle vous a tenu au courant du progrès de mon l’aventure au jour le jour. Je suis agréablement surpris par tous ces messages et m’empresse de les lire. C’est très émouvant de recevoir en plein désert de si beaux messages d’encouragement. Je les lis et les relis et décide de les garder dans mon sac à dos : ils me porteront chance, seul bémol je n’ai pas reçu les mails de ma femme…

A la tente, nous prenons notre repas vers 19h00. La nuit tombe déjà, il est temps de se coucher. La fatigue ressentie est surtout physique; c’est la décompression après toutes ces angoisses de gestion d’eau, et la traversée de ces grosses dunes. Maintenant, la course est lancée, le moral est bon. Rien ne m’empêchera d’aller jusqu’au bout de la course, rien, Oui, la course s’annonce très, très difficile, tous les coureurs le savent…

Lundi 7 Avril : L’étape des 41km Erg Znaigui / Oued Moungarf

Réveil dès 5h30 après une très bonne nuit « grâce au Dornomyl ». Déjà le bivouac s’agite. Le soleil perce les dunes et nous envoie ses premiers rayons de chaleur. Je reste emmitouflé dans mon duvet pour admirer le ciel ; encore une journée merveilleuse qui s’annonce. Mes copains de tente se réveillent peu à peu ; grosses cernes sous les yeux, marques de soleil sur le visage, la barbe.., de vraies têtes d’aventuriers ! L’équipe logistique démonte les tentes berbères. Il ne faut pas traîner ! Nous préparons notre petit déjeuner. Pour moi le menu est le suivant : Museli choco et compote de pomme et mon incontournable café. Vers 6h30, l’organisation distribue la bouteille d’eau du matin. Il me reste encore environ 1L de la veille ; je pourrai alors faire un brun de toilette, le luxe ! Puis, tranquillement les concurrents préparent soigneusement leur sac.

Le départ est donné est 8h30 heures précises et le cap est simple : direction l’Erg Znaigui, avec des dunes et encore des dunes, au cours de cette étape de 41 km, nous allons les traverser des Oueds asséchés, des terrains accidentés toujours peu d’appuis mais cette fois j’ai 600gr de moins dans mon sac et une bouteille de moins au départ ce qui n’est négligeable, alors j’essaye d’élever ma cadence tout en restant prudent pour le reste de la course, ce n’est pas la peine de s’affoler au départ ! La forme est au rendez-vous, le moral est bon, le paysage est sublime, tout va bien ! Nous profitons du terrain dur pour courir à bonne allure avant de pénétrer au cœur des des dunes où le sable nous arrive en bas des genoux. C’est impossible de courir sur un tel terrain.

Je rejoins le premier check-point à 11km50. Les DOC et les contrôleurs sont là, nous demandant de garder notre énergie pour la suite, les jambes vont en avoir besoin ! Je prends ma bouteille d’eau et continue mon chemin vers le prochain check-point à environ 14.5 km. Le Cap à suivre nous fait traverser oued Ziz, des pitons rocheux et caillouteux sans oublier les vallons sablonneux…

J’aperçois le CP2, il n’est plus qu’à quelques kilomètres derrière un lac asséché. Il fait de plus en plus chaud et dans le creux des dunes, la température est accablante !! J’arrive tranquillement au CP2 ; je prends la bouteille d’eau me fais poinçonner ma carte, Malgré les guêtres, le sable finit par rentrer mais bon je n’enlèverai pas mes chaussures avant l’arrivée à la tente.

Je prends direction le CP3 qui est à 8.1km et en général quand le CP est proche la difficulté est grande, une grande descente commence vers le plateau du lac asséché, je suis surpris par en vent de face.  » La galère dis-je, si la tempête se lève, la navigation va être difficile, il vaut mieux que je me rapproche d’un groupe, je ne tiens pas à me diriger seul dans ce désert ! « . Je regarde droit devant ; rien à l’horizon. Aucun coureur dans mon champ de vue, je décide alors d’accélérer fortement en espérant rattraper des concurrents et garder le cap, en cas de tempête, la seule solution est le repérage à la boussole.

Une accalmie de vent nous permet de nous ressourcer un peu, le thermomètre affiche 49°C. Je discute avec un coureur Anglais, et nous avons décidé de courir 500m et marcher 200m tout en parlant.

Le CP3 nous encourage vers l’arrivée pour finir cette deuxième étape! Génial ! Je m’attarde un peu à ce CP pour boire un peu d’eau.  » Le bivouac vous attend dans 6 km et la vue est splendide, à tout à l’heure ! « . Et c’est reparti. J’ai hâte d’arriver au bivouac, pour retrouver les copains de tente et pour envoyer de mes nouvelles à tous ceux qui me soutiennent.

Sur cette dernière portion de la journée, le paysage est encore différent : légèrement montagneux à droite et à gauche. Un peu plus d’une heure plus tard, je franchis la ligne d’arrivée de cette étape de 41 km. J’ai encore beaucoup de ressources mais pas question de les consommer avant la grande étape des 82 Km. Restons prudents. Les premiers abandons rappellent que je ne suis pas à l’abri d’une éventuelle blessure. Après cette étape de dunes, les ampoules ont fait leurs apparitions, après quelques soins j’espère que demain tout sera rentré dans l’ordre.

J’arrive à ma tente avec mes 3 bouteilles et à ma grande surprise je suis le premier, je prépare le bois pour le feu, je mange mes bananes séchées et j’attends mes coéquipiers.

Mardi 8 Avril : ETAPE N°3 – OUED MOUNGARF / BA HALLOU – 37,5 KM

Pour cette journée, je propose de présenter l’extrait du road book concernant l’étape. Je l’ai parcourue en partie avec les frères Zambeau (2 copains de tente). La principale difficulté était de récupérer de la difficile étape des grandes dunes du premier jour, des 41 km de la veille et de se préparer à la grande étape non stop du lendemain ! Bref, j’ai profité du paysage au maximum en essayant de ne penser qu’à l’instant présent. Je suis arrivé mais les ampoules avaient pris le dessus sur mes pieds, mais heureux de retrouver Gilou dans la tente avant tout le monde, il retrouve la pêche petit à petit.

Km 0 : Prendre direction S/SO (cap 195°) sur terrain plat peu caillouteux.

Km 2,7 : Terrain vallonné et caillouteux.

Km 3,7 : Jebel Touh Ilh à main droite. Prendre direction S/O (cap 221°) jusqu’au CP1. Passage sablonneux puis terrain ± caillouteux.

Km 5,4 : Terrain sablonneux, bosses de sables avec herbes à chameau puis dunettes. Toujours même direction.

Km 7,7 : Entrée des dunes. Prendre cap 221° jusqu’au CP1.

Km 10,6 : CP1 à la sortie des dunes. Prendre direction 0/S0 (cap 253°) pour longer les grandes dunes à main droite. Terrain sablonneux et vallonné.

Km 14,8 : Fin du sable. Prendre direction Ouest (cap 264°) jusqu’au km 17,1. Terrain ± caillouteux.

Km 17,1 : Début de la montée du jebel Foum Al Opath (dénivelé moyen : 12%). Gorge rocheuse.

Km 18,2 : Sommet du jebel. Prendre direction Ouest (cap 277°) jusqu’au CP2. Descente sablonneuse.

Km 20,4 : Entrée des dunes. Prendre cap 277°.

Km 23,5 : CP2 à la sortie des dunes. Prendre direction N/O (cap 325°). Terrain ± caillouteux.

Km 23,9 : Suivre cap 325° pour traverser les dunes.

Km 26,9 : Fin des dunes. Prendre direction N/O (cap 312°) jusqu’au km 27,5. Terrain caillouteux.

Km 27,5 : Fin du terrain caillouteux. Direction générale Nord (cap 356°) jusqu’au CP3.

Suivre balisage pour laisser l’oued Rheris à main gauche. Végétations d’oued et terre battue.

Km 32,5 : CP3 au pied d’un tertre. Continuer même direction (cap 357°) jusqu’aux ruines de Ba Hallou, en laissant l’oued Rheris à main gauche.

Km 35,6 : Ruines de Ba Hallou. Même direction. Terrain sablonneux, dunettes et herbes à chameaux.

Km 37,5 : Arrivée au B3.

Mercredi 9 Avril : L’épreuve dans l’épreuve

Après un belle nuit de sommeil profond et récupérateur, nous nous réveillons vers 6 heures. Aujourd’hui, le programme est lourd : c’est l’étape des 82 km, la grande étape, …L’étape fait hésiter pas mal de participants à s’inscrire au Marathon des Sables ! Je n’ai jamais couru une telle distance en une seule fois. Et en plus dans de telles conditions ; c’est vraiment de la folie, deux marathons à la suite… maintenant j’y suis, pas question d’abandonner; mon objectif est d’aller au bout, au bout de ma cause et pour ne pas décevoir mon père et tous les gens croyant en moi.

Je suis très motivé ce matin, j’ai la rage de vaincre ! Je n’ai pas vraiment mangé la veille, ni ce matin d’ailleurs, je sais que c’est fou mais je n’arrive à rien avaler. Mais tous les mails d’encouragement que j’ai reçus me donnent une énergie considérable ; je suis transformé en une machine à avaler les kilomètres en plein désert, pousser par de beaux messages d’encouragement.

Juste avant de me rendre sur la ligne de départ, le commissaire du bivouac nous dit que nous allons danser HAPPY sur la ligne du départ, quoi de mieux qu’un départ pareil, je suis comblé. Je me sens infaillible, la forme est au rendez-vous et le moral est en acier : je suis conscient que je vais peut-être réaliser un exploit (car pour moi s’en est un) et vraiment déterminé à frôler et dépasser mes limites au cours de cette étape d’ultra endurance du MDS.

Les organisateurs nous annoncent qu’en raison des fortes chaleurs annoncées, le départ sera avancé d’une demi-heure. Comme depuis le début de cette édition nous avions décalé notre heure- du coup au lieu de 1 heure avec la France on avait 2 heures de moins et au lieu d’être sur le même horaire que l’UK on avait 1 heure de moins. Donc départ à 8h30 pour la plupart des concurrents et départ trois heures plus tard pour les 50 premiers au classement général.

Patrick Bauer nous présente l’étape : 82 km avec 6 check-points répartis sur des terrains différents (pistes, petites dunes, oueds, cailloux, terre …) Il nous met en garde sur la course durant la nuit : nous devrons accrocher nos bâtons lumineux à notre sac pour être repéré de loin par l’organisation et par les médecins. D’autre part, il nous informe qu’un grand rayon LASER sera allumé au check point numéro 5 ; il nous donnera alors la cap à suivre pendant la nuit. Après cette étape est prévue une journée de repos. Suivant le temps mis pour la parcourir, les concurrents auront plus au moins de temps pour se refaire une santé le lendemain. Etant donné ma grande forme et ma grande motivation, je prévois et j’espère arriver au bivouac avant minuit pour profiter pleinement de la journée de repos….mais on verra bien ! ma stratégie est de courir le matin où la chaleur est moins forte, et tout dépend du terrain aussi, puis marche rapide de midi à 14-15h puis reprendre la course pour la deuxième partie de la course…

Le départ est donné : en route pour 82 Km sous l’hymne Happy pour tout le monde. Ma principale inquiétude la déshydratation sur cette étape, je sais que je risque de le payer, pas la peine de se presser comme des fous, on a 82 bornes à faire. A cette allure (environ 11 km/h) et en tenant compte des temps d’arrêt et de marche, je serai arrivé vers minuit, juste une question de temps !

Le peloton des 950 concurrents encore en course s’étale déjà sur des centaines de mètres, chacun a son allure, la principale motivation pour une étape de cette longueur étant d’aller jusqu’au bout. Le terrain est plutôt agréable, un sol argileux et relativement facile. Un vent de face nous permet d’oublier la température déjà élevée (37 °C). Après quelques kilomètres, des petits groupes se forment. Je suis plutôt sur mon rythme de croisière, écouteurs aux oreilles, et le son de London Grammar m’accompagne, j’éprouve un immense plaisir à courir, c’est l’euphorie complète. Environ 1 heure après le départ, nous arrivons au CP1 placé au 10 éme km. Les contrôleurs poinçonne les cartes de route et nous remettent chacun une bouteille d’eau. Les médecins nous observent et s’assurent que tout est en ordre. Après quelques minutes d’arrêt à l’ombre des tentes berbères nous repartons en direction du CP2.

Le vent s’est levé, et levant les yeux on voit le fameux Jebel El Otfal, on grimpe une montagne avec 30% de pente, ou j’ai fait une rencontre avec un beau Scorpion noir en coupant n’importe où…Je continue mon petit train-train de course tout en pensant à prendre mes pastilles de sel qui nous empêche de transpirer, je mange une barre énergétique et je pense à une chose prendre un max de kilomètres avant midi.

J’arrive au CP2, puis CP3, et la j’ai une seul bouteille d’eau, le prochain CP est à 13km, et tout le monde était d’accord sur le faite que 1.5litres pour faire ces 13km était vraiment très juste vu les petit Jabels traversés et le terrain très sablonneux, la preuve j’ai manqué d’eau 3km avant le CP4. Du coup 1h d’arrêt à l’ombre, réhydraté puis j’ai repris mes pastilles de sel. Ca mange autour de moi, mais je n’arrive toujours à rien avaler… !! Je suis alors au 43km, il me reste moins de la moitié, je repars en me disant le soleil se couche et ça ira mieux pour la suite. Seul souci le sable et encore le sable, mais c’est ce qu’on est venu chercher quelque part.

J’arrive au CP5 en suivant le laser vert avec un beau couché de soleil et là je m’arrêt. J’avais la tremblote, j’ai préféré récupérer et puis je pense à mes M&M’s quel bonheur de manger du chocolat, et d’ailleurs c’est le seul chocolat qui ne fonds pas dans le désert! Je bois, je soulage mon dos, et 3 heures plus tard je reprends la route plus décidé que jamais à dormir dans ma tente. Ma frontale sur mon front, n’éclaire pas beaucoup mais on s’un fou, je garde mon Cap et je fonce. Je suis seul, entouré de mes pensées, des êtres qui me sont chers, et j’alterne entre course et marche. J’aperçois au loin le CP6, je continue, il fait frais mais pas question de refuser l’eau, ni d’arrêter les pastilles de sel et « oui » avec le sourire à la question des docteurs « Tout va bien, en forme oui je vais bien et je prends du plaisir à courir de nuit.

Il est 1h15 du matin, et j’arrive à terme de cette longue étape, et rien que la danse « Happy » que j’avais promis à ma femme devant la webcam, et je savais que ma femme, mon beau père, Sébastien et peut-être d’autres amis étaient devant leurs ordinateurs en attendant mon arrivée. Alors je rassure tout le monde avec cette danse et avec le sourire, en les remerciant tous de croire en moi, et c’est grâce à vous tous que j’y suis arrivé!

Je prends mes 3 bouteilles d’eau et je me dirige vers la tente n°10, et à ma jolie surprise Gilou est là, super nouvelle il reprend du poil de la bête, on papote un peu, je lui dis que je n’allais pas très bien, mais que je préféré dormir et demain serait un autre jour, on s’inquiétait pour les autres parce que l’étape fût très dure; Isa est arrivée 3h après avec une grande douleur à la cheville « on soupçonne la fracture malgré tout mais elle voulait rien savoir, la ligne d’arrivée et rien d’autre… »

Jeudi 10 Avril : Journée de repos

Au réveil, c’est direction la clinique des Doc Trotters. Je n’arrive plus à soigner mes ampoules tous seul et j’ai peur de l’infection. J’ai mît 20min pour faire 200m, c’est incroyable et en plus l’arrivée des coureurs tout au long de la nuit m’ont empêché de dormir. Je n’arrive toujours pas à manger, ça craint !!!!

Je vais prendre des nouvelles des copains des autres tentes. Je vais également discuter avec les « pros », Rachid Elmorabity, Mohamed Ahansal, Abdelkader Elmouaziz, Aline qui sont en tête du classement ; ils sont vraiment sympathiques. Je ne peux cacher mon admiration pour eux : ils courent à 12 km/h de moyenne sur le marathon des sables, c’est impressionnant, des surhommes/femmes ! Puis je me rends à la tente des communications pour envoyer un mail à ma femme pour la rassurer, rassurer ma mère et tout mon entourage et mes proches.

Après une petite sieste, le commissaire du bivouac apporte les mails de notre tente. La majorité des mails sont adressés à Isa la nordiste ! Mais c’est déjà ça avec les quelques mails que j’ai – je me sens plus que motivé. Une petite sieste, je me force à manger mais dur, alors je découvre le bonheur de manger un Babybel en plein désert! Denis arrive, et l’ambiance reine dans la tente vu que Gilou a passer la moitié de la nuit à vomir, et Isa mal avec sa cheville. Alors Denis notre urologue, met tout le monde de bonne humeur, malgré que Gilou lui rappelle que le seul moment où il est agréable c’est quand il dort lol…..Mick arrive vers 17h très marqué mais heureux, et il nous a rendu heureux, la tente des cinq reste au complet…super..

La journée passe très vite, malgré l’inactivité. Demain c’est l’étape marathon mais, avec ma mal nutrition et mes ampoules, j’appréhende le Marathon, alors vers 19h nous nous couchons. Demain, c’est un peu la dernière étape, alors on se motive.

« -Les gars, encore 42 bornes demain et après c’est de la rigolade, on tient le bon bout ! »

Vendredi 11 Avril : La dure réalité de la course

Réveil habituel au bivouac. Ma température est de 38.5, douleurs aux pieds, avec les élasto je ne rentre plus dans mes baskets, alors je les découpe pour rentrer dedans ! De toute façon, j’irai au bout de cette étape marathon, avec la douleur s’il le faut. Les commissaires du bivouac nous annoncent une journée encore plus chaude : ne pas oublier de s’hydrater régulièrement. Le départ se fera à 7h et à 8h30 pour les 200 premiers, les concurrents se dirigent vers le départ de cette étape marathon. Certains boitent fortement, en grimaçant, il va encore y avoir des abandons.

Le débriefing de Patrick Bauer insistera sur la forte chaleur prévue. La journée de récupération m’a été très bénéfique, je suis impressionné. Je me sens en forme, quelques légères courbatures aux jambes, mais c’est surtout le manque de nourriture. Alors c’est parti pour cette étape Marathon, je fonce en me disant finissons-on, en plus ma femme sera là à l’arrivée.

Je cours sur une bonne allure jusqu’au CP2, 23km après 2h50 de course, c’est pas mal. Mais après cela c’est la descente au enfer, ma température grimpe, je vois flou, je sens la déshydratation, et le manque d’énergie, j’attends le CP3 qui n’arrive jamais. Je regrette de ne pas forcer mon estomac à accepter plus de nourriture, de plus j’ai des ganglions dans l’aine et je sens l’infection des pieds. Et la en arrivant au CP3, j’entends un « Loulou, Loulou » venu de nulle part et oui c’est ma femme qui est là accompagné de Sébastien et de Nabil, quelle bouffée de chaleur, quelle perfusion naturelle, c’était magique, je la prends dans mes bras et je lui dis que je ne me sentais pas bien. Alors je fonce dans la tente des Docs, et je demande des médocs pour mes pieds, un concurrent me propose une barre de céréale, que je prends volontiers. Je reste environ 2h à me reposer, même à l’ombre il fait très chaud, mais avec ma femme et mes amis en vue ça redonne des forces…Je bois, je me rince et je mouille ma casquette, j’embrase ma femme, et je leur donne Rdv à l’arrivée 10km plus tard.

Je me lance le moral gonflé à bloc, et j’ai qu’une idée en tête la ligne d’arrivée, alors je fonce sans trop réfléchir, et à près 1h30 j’aperçois la ligne d’arrivée et Sébastien et Nabil qui courent vers moi avec le drapeau de l’ ARC Association. Je lève les bras au ciel en pensant à mon père, et je lui dit que c’est pour lui et je le remercie pour tout. Je vois au loin ma femme qui film mon arrivée, je lui fais un gros bisous à distance et je la remercie d’avoir supporté mes entrainements et tout ce stresse. Je remercie Nabil et Séb d’avoir fait le déplacement, et je franchi la ligne d’arrivée avec mon drapeau en me disant j’y suis, quelle émotion….

Patrick Bauer est là pour nous mettre la médaille autour du coup, et oui je l’ai eu ma médaille et fier de l’avoir.

Je reste quelques minutes avec ma femme, Sébastien et Nabil et un 4×4 vient me chercher vers la clinique, ou je reste de 17h à minuit, sous antibiotiques, antidouleurs, et eau salée, parce qu’en arrivant j’ai attrapé une diarrhée aigue qui m’a déshydraté complètement. Alors j’ai loupé la remise des prix au premiers, et le fameux concert Opéra en plein air…

De retour à la tente vers minuit 30 où tout le monde pensait que je prenais du bon temps avec mes proche, mais en voyant la couverture de survit sur mes épaules ils ont compris que ce n’était pas une partie de plaisir…

Samedi 12 Avril : La course Charity – Unicef :

Une course non comptabilisé mais obligatoire, Hicham ElGerrouj champion olympique et record man du monde des 1500 et 3000m est là pour rendre hommage à Monsieur Mohamed Mjid le père du Tennis marocain. Nabil et Sébastien courent cette étape pour l’Unicef.

C’est difficile, tout le monde prend leur mal en patience en essayant d’oublier leur douleur pour traverse la ligne d’arrivée finale.

A l’arrivée les bus nous attendant pour un retour sur Ouarzazate. Le MDS 2014 est déjà fini…

Les moments les plus émouvants :

Le moment où j’ai entendu la voix de ma femme au CP3…indescriptible…

La nuit de la longue étape, je me suis retrouvé tout seul, et la vie défile devant soit, on pleure, on rit, et on sert les dents pour arriver jusqu’au but final. Grâce à l’amour, la volonté et un mental d’acier le corps humain peut aller très loin malgré les douleurs physique…

Le mail le plus encourageant

J’ai reçu quelques mails sur pleins d’autre perdus de personnes différentes. De l’amitié, de l’admiration, des encouragements, de l’amour, de la sympathie…Merci à vous tous qui m’avez écrit, vous avez participé à la réalisation de ce challenge. Je suis très touché.

Le moment le plus beau

Dans les grandes dunes de Merzouga (les plus hautes dunes du Maroc, 300 m de haut) lors de la première étape. Devant cette étendue infinie de sable, j’ai oublié que j’avais du sable jusqu’aux chevilles, 14 kg sur le dos et que la température était accablante. Un paysage magnifique. L’effort physique dans un tel cadre, c’est vraiment hors du commun et j’adore ça !

Si je devais le refaire que ferais-je differement?

Nourriture: J’ai vraiment souffert à cause de la nourriture. Je n’ai presque pas mangé pendant 3 jours. Je prendrais plus de salé, car j’avais plus de sucré – en suivant les conseils trouvé sur le web. Il y avait des concurrents qui ont pris des plats de nouilles japonais, des chips cassé et compacté, du fromage babybel! La nourriture qui se mâche c’est vraiment important!

Sac à dos: Mon sac pesait 10kg75 sans l’eau et avec l’eau presque 14kg. C’était vraiment trop lourd, j’avais un vrai handicap dès le départ. Le premier jour était un cauchemar, je ne savais vraiment pas comment j’allais faire pour remettre mon sac de nouveau pour la suite! J’essayerai de réduire mon sac à 7 ou 8 kgs sans l’eau. Mais c’est clair que le choix est entre le comfort sur le camp et le comfort en courant.

Chaussures: Mes baskets n’étaient pas assez adaptés à courir dans le désert.

Première expérience au Marathon des Sables

C’est une course merveilleuse sans doute une des plus belles au monde. Avec de l’expérience on arrive à viser les 200 voir les 150 premières places, je mets une croix sur l’experience encré à jamais dans mon cérveau, et on se concentre sur le prochain défi !!!!

Merci

Un grand merci à notre sponsor officient – Dar Ayniwen – sans eux cette aventure n’aurait pas été possible. Merci!!

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source : http://www.arc-association.com/blog/2014/4/27/my-mds-challenge-2014

 

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